Programme du 2ème Trim 2022 (Version du 15 Mars 2022)

Les activités en bleu sont seules ouvertes à tout public (dans la limite des places...
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Médecines de l’Ailleurs

DISGRESSION SUR LA MEDECINE PRE-COLOMBIENNEDANS LE CADRE DES MEDECINES DE L’AILLEURS ° – Les connaissances que nous possédons sur la médecine des Incas et sur celle des Aztèques, proviennent, on le sait, des différents manuscrits ou Codex **, qui sont le dernier témoignage des survivants d’une civilisation auprès de ceux qui les ont détruits, au XVIe siècle de notre ère. – La destruction de la population indienne (neuf millions de morts en un siècle, 85 % de la population totale) intéresse l’histoire de la médecine puisqu’elle correspond, également, à l’introduction par l’Occident des maladies épidémiques comme la rougeole, les fièvres éruptives et surtout la variole (trois épidémies particulièrement redoutables en 1520, 1545 et 1576). – Les médecines des magnifiques cultures qui ont précédé les Aztèques : Maya, Téotihuacan, Olmèque, ou les Incas Mochica et Chavin, ne nous ont été qu’insuffisamment révélées. Tout juste peut-on faire une assimilation entre la médecine aztèque – Toltèque (pour la mémoire Aztèque, les Toltèques étaient des « sages » qui avaient inventé la médecine : ticiotl (16)), et la médecine Inca-chimu, (cultures qui les ont précédées directement). Sur un fond culturel commun, il existe déjà des particularismes sinon des différences significatives entre pratiques aztèques et incas. Pour ces dernières, par exemple : Pas d’écriturePeu ou pas de sacrifices humainsUsage de la cocaUsage plus fréquent des saignées et des purgesDéformation volontaire des crânesTrépanation – Cette quasi-ignorance de ou des médecines de « l’Antiquité » amérindienne, couplée à l’interruption brutale au XVIe siècle de leurs évolutions, fait qu’avec les Aztèques au Nord et les Incas au Sud, nous avons seulement une périodede l’Histoire de la Médecine d’un continent, correspondant environ (du XII au XVe siècle) à la Chine des Song et des Yuan et à l’invasion moghole dans l’Inde. – Il me parait d’ailleurs très important si nous faisons « l’état des lieux » au début du XVI è siècle de la médecine en Amérique, en Inde, en chine et en Occident, de voir que si, dans la pratique, il n’y a guère de différences entre les quatre (en tenant compte bien sûr de l’originalité de chacune) dans la théorie, c’est seulement en Occident que vont se manifester les découvertes fondamentales de la « première révolution biologique ». – La comparaison succincte des médecines de l’Ailleurs que j’ai entrepris, suggère de grandes ressemblances entre la médecine pré colombienne et celle de la Mésopotamie, que sépare pourtant plus de trois mille ans ! EmpireRoi- DieuAstronomie et AstrologiePharmacopée et sacrificesMédecins – Exorcistes Peut-être a-t-on...
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Molière et les Sciences

Vendredi 15 avril 2022 9h-18h Hôtel d’Assézat, salle Clémence Isaure (Toulouse)  Journée d’études à l’initiative du « comité Molière 2022 » avec l’Université Toulouse – Jean Jaurès et l’académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse. Avec le soutien de PLH-ELH. Responsables scientifiques : Philippe Chométy et Yves Le Pestipon.  La journée d’études est organisée par l’Université Toulouse – Jean Jaurès et par l’aca[1]démie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse. Il se tiendra salle Clémence Isaure dans l’Hôtel d’Assézat. Cette académie a depuis ses origines, au milieu du XVII e siècle, une vocation scientifique. Des médecins, des astronomes, des linguistes, des mathématiciens, des archéologues, des philosophes, ou des critiques littéraires en ont été ou en sont membres. Pierre de Fermat, qui aurait pu applaudir Molière à Toulouse pendant l’un de ses séjours, figure sur les médailles qu’elle distribue, et sur chacun des ouvrages qu’elle publie. Évoquer avec elle, chez elle, « Molière et les sciences » paraissait donc légitime et souhaitable. La question des rapports entre l’œuvre de Molière, sa personne et les sciences est passionnante. Elle peut susciter des analyses infinies. Il ne s’agira pas d’en traiter tous les aspects, ni, surtout, de clore les débats possibles. Ce colloque vise principalement à fournir au public, que nous espérons nombreux dans cette belle salle, des informations et des sujets de réflexions. Il s’agira de montrer comment Molière a pu se tenir informé des sciences de son temps, comment il a pu mettre en scène certains de leurs aspects, comment il a pu inviter à réfléchir sur qui devait faire de la science…. Les sciences, pour lui, ne sont pas seulement une recherche de la vérité. Elles interviennent dans le vaste champ des activités et des passions humaines. Il n’est par exemple par indifférent que leur pratique croise la question du statut des femmes. De plus, les sciences, dont la médecine, ou l’astronomie, peuvent être l’objet de croyances, permettent paradoxalement des effets d’illusion, qui contribuent à instaurer ou à asseoir des relations de pouvoir. Elles sont donc dignes d’intéresser un auteur de comédie qui se veut moraliste, et qui est loin d’être indifférent aux situations politiques. L’auteur du Malade imaginaire, des Femmes savantes, du Bourgeois Gentilhomme a senti et compris que peut exister un théâtre possible des sciences, et que ce théâtre peut, ou plutôt doit, être comique. Cette journée d’études ouvrira, nous l’espérons, des chantiers de questions, favorisera des rencontres, et permettra, sur...
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Y. Le Pestipon – A propos d’Alexandre Grothendieck

RECOLTES ET SEMAILLES, DE L’INFINI DISPONIBLE              (  Article publié dans la revue « Grand Continent », par Yves Le Pestipon, récent Président de notre Acdamie et auteur d’un film sur Grothendieck Voici la version sur le site de la revue: https://legrandcontinent.eu/fr/2022/01/26/recoltes-et-semailles-de-linfini-disponible/ Le plus étonnant, avec Alexandre Grothendieck, c’est qu’il ait existé. On en parle beaucoup. On l’ignore. Le nombre de pages qui lui sont consacrées est considérable. Lorsqu’une rencontre a lieu à son propos, par exemple pour projeter un film qui parle de lui, même dans des endroits reculés, des publics divers se constituent. Viennent des professeurs de mathématiques, des philosophes, des poètes, des néo-ruraux, des jeunes comme des vieux, des hommes comme des femmes, des mystiques et des rationalistes de stricte obédience. Grothendieck, ici ou là, est culte, mais la plupart des gens, même cultivés, quand on cite son nom, ne savent rien de lui. Tout au plus ont-ils aperçu un titre, dans un des journaux qu’ils fréquentent, ou entendu son nom dans une émission. Quant à ceux qui savent qu’Alexandre Grothendieck fut un des plus grands mathématiciens de tous les temps et qu’il est mort en ermite, quelque part dans l’Ariège, en 2014, ils signalent aussitôt qu’ils n’ont aucune idée de ce qu’il a fait vraiment, que ses mathématiques sont inaccessibles, et qu’ils ignorent les textes qu’il aurait écrits. C’est comme si Grothendieck n’avait pas existé, mais son existence est avérée, et elle étonne. Grothendieck fut un européen, qui vécut longtemps apatride, et mourut français, à Lasserre, quarante ans après avoir été naturalisé. Son père, qui était russe, combattit pour la révolution, puis passa en Allemagne, puis lutta aux cotés des républicains espagnols et mourut, comme juif, à Auschwitz. Sa mère était allemande, très liée aux milieux d’extrême gauche, et, pendant la guerre, elle fut retenue avec son fils Alexandre dans des camps français, dont celui de Rieucros près de Mende. Après la Libération, Alexandre commença des études de mathématiques à Montpellier, puis fut introduit dans la communauté à Paris, où il apparut vite, parmi ses collègues émerveillés, comme un des plus puissants initiateurs du mouvement de création mathématique d’alors. Il obtint la médaille Fields, et diverses reconnaissances internationales, et sut en faire des armes. À la fin des années soixante, après vingt années de travaux scientifiques exceptionnellement amples, plusieurs évolutions se produisirent, en lui et autour de lui, qui le conduisirent à porter un regard...
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Notes de lecture (m.a.j du 01 mars 2025)

Les Académiciens toulousains lisent… Nous ouvrons donc une nouvelle rubrique. Voici les premières notes de lecture que certains d’entre eux proposent. Elles ne sont pas un avis collectif de l’Académie. Ce sont des réflexions personnelles. Elles sont appelées à se multiplier. Une armée pour expliquer un théorème à une machine » article du journal Le Monde (communiqué par Max Lafontan). Un « A Propos » de notre confrère Louis Albertini sur l’ouvrage de Scott Slovic « Voyager pour Penser ». Louis ALBERTINI : Voyager pour Penser Bernard MEUNIER : Vers des « déserts agricoles » comme pour la médecine ? Jean-Pierre SAUVAGE : L’élégance des molécules.   Mélanie MITCHELL : Intelligence artificielle : c’est ce qui est facile qui est difficile ! Bill GATES : Climat, comment éviter un désastre ? Christian THOREL : Essentielles Librairies. Alexandre MILLE, Jean-Guy RICHARD, Pascal TASSY : Le secret de l’archéobélodon – Deux siècles d’enquête sur un fossile mythique. Yves Le Pestipon :  Récoltes et semailles, de l’Infini disponible (Alexandre...
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Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse
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