Samedi 2 Mai – Colloque en ligne : « Imagining the post-coronavirus world » (F. Besson)

Chères toutes, chers tous,  J’espère que vous allez bien.   Veuillez trouver ci-joint le programme d’un colloque  qui aura lieu le weekend prochain sur le thème :  « Imagining the Post-Coronavirus World ». Ce colloque est organisé par AURO University, Surat, Inde, en collaboration avec  l' »Institution of Eminence » (University of Hyderabad, India) et le « Centre for Concurrences in Colonial and Postcolonial Studies » (Linnaeus University, Suède) et le  « Scottish Centre for Tagore Studies » (Edinburgh Napier University, Ecosse). Le colloque pourra être suivi en direct sur la page facebook  de AURO University.  Une fois que les vidéos auront été éditées par l’université, elles devraient apparaître sur la chaîne You Tube  de l’Université d’Auro. Bien amicalement. Françoise Besson Cliquer ici pour voir le...
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CONFINEMENT ET RECHERCHE (Yves Le Pestipon)

Le temps du confinement est plutôt heureux pour la recherche, du moins pour une part de la recherche en Sciences humaines : pas besoin d’ordinateurs sophistiqués, de grands laboratoires. Inutile d’examiner des cohortes de patients, ou de pointer d’énormes télescopes ou des microscopes électroniques à balayage… Beaucoup de chercheurs en Sciences humaines peuvent durablement travailler avec quelques centaines de livres, un ordinateur commun, et une connexion Internet. Seul le mathématicien agit avec un dépouillement plus grand. Des feuilles de papier et des crayons, suffisaient à Grothendieck, jusqu’aux approches de sa mort, tout seul, pour faire encore des mathématiques.  La solitude favorise la recherche. Certes, il lui faut des colloques. Il est important de rencontrer des équipes, mais les chercheurs savent le temps perdu dans les mondanités universitaires et les parasitages qu’amènent les rencontres, surtout aimables, avec les collègues. Pour emprunter vraiment les chemins de la découverte, il est nécessaire d’affronter la solitude. Il n’y a pas de pensée vraiment inventive qui ne procède d’une expérience de soi à soi, vécue dans le retrait. Les échanges, nécessaires, puisqu’il n’y a pas de recherche effective sans communauté de chercheurs, doivent se vivre avec la solitude.    Descartes, s’il a beaucoup connu les hommes et voyagé, a su vivre dans son « poële ». Jean-Jacques Rousseau ne s’est pas contenté de rêver dans ses promenades solitaires. Il a pensé. Galilée, Newton, ou Darwin, ont su arracher de longs moments à la mondanité.  Le chercheur est volontiers ermite, au risque de tant aimer la vie érémitique qu’il peut devenir fou et mauvais chercheur, car il n’y a pas de recherche scientifique sans critique, donc sans rencontres, débats, procédures de validation, conflits intellectuels. Le scientifique n’est jamais le premier à chercher. Il n’est jamais le dernier. Même les plus vieilles questions sont un jour repensées, intégrées par exemple dans des constructions théoriques plus vastes, ou revisitées avec des moyens techniques nouveaux, qui permettent des solutions et des interrogations renouvelées, et il n’y a pas de terres strictement vierges pour la recherche scientifique. Le chercheur, même dans un domaine peu exploré, doit toujours être un peu l’archéologue du territoire où il s’aventure, et repérer de vieilles traces de ses prédécesseurs. Une bibliographie, parfois immense, précède souvent les nouveaux pas.  Cela est particulièrement vrai dans le pays des Sciences humaines, et singulièrement dans la recherche littéraire dont je m’occupe. Mon auteur favori – Jean de La Fontaine – n’est...
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Version 2 : « Stratégies médicales variées pour réduire ou stopper la progression de la maladie COVID-19 . » (Max LAFONTAN)

Stratégies médicales variées pour réduire ou stopper la progression de la maladie COVID-19 ? Max Lafontan, Directeur de Recherches émérite Inserm, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles Lettres de Toulouse. (28 Avril 2020).  Sommaire   Après un premier mémoire intitulé : « La saga de COVID-19, une maladie due à un coronavirus SARS-CoV-2 émergent chez l’humain » déposé sur le site de l’Académie le 20 mars 2020, ce second document vise à répertorier et analyser de façon critique les stratégies médicales en cours de développement. Bien que délicat à évaluer, le taux de létalité de COVID-19, rare chez l’enfant, est environ trois fois plus élevé que celui de la grippe saisonnière chez les adultes. Pour les personnes âgées de 60 ans et plus, la chance de survie à la suite d’une infection par le SARS-CoV-2 est d’environ 95 % en l’absence de comorbidités. Il existe essentiellement trois interventions globales, non pharmacologiques pour ralentir ou tenter d’arrêter définitivement la maladie de COVID-19. On peut distinguer trois stratégies essentielles. La première repose sur la « distanciation sociale », les « gestes barrières » et divers niveaux de confinement assortis de tests de détection précoces. La seconde relève d’un « laisser faire » en attendant que suffisamment de personnes aient été confrontées à la maladie et soient immunisées contre SARS-CoV-2 par leur immunisation acquise (il faut atteindre 60 à 70 % de la population). On parle « d’immunité collective » ; elle peut avoir un coût humain important. La troisième option reposera sur de larges plans de vaccination qui pourront être envisagés dès qu’un vaccin sera disponible. En ce qui concerne les approches pharmacologiques nous évoquerons tout d’abord les repositionnements dans l’utilisation d’anciennes molécules (ainsi que leurs mécanismes d’action) et la quête de nouvelles molécules. Nous aborderons également des thérapies complémentaires basées sur l’utilisation d’agents pharmacologiques anti-cytokines ou immunomodulateurs ainsi que l’administration d’immunoglobulines ou d’anticorps monoclonaux. Nous conclurons en évoquant succinctement l’option vaccinale et les quelques pistes de recherches sur les vaccins contre le SARS-CoV-2. ———————————- La maladie COVID-19 (coronavirus disease, COVID) est une maladie causée par un coronavirus (CoV) qui progresse inexorablement sur la planète ; elle est due au virus SARS-CoV-2. Les bilans humains et économiques s’aggravent. Les pays occidentaux en particulier ainsi que tous les partenaires commerciaux de la Chine n’ont pas perçu assez rapidement que le régime chinois a cherché à minimiser l’ampleur de la catastrophe sanitaire, du moins à ses débuts. On ne peut que constater une prise de conscience tardive. Restera à savoir...
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NOUVEAU : « Stratégies médicales variées pour réduire ou stopper la progression de la maladie COVID-19 . » (Max LAFONTAN)

Stratégies médicales variées pour réduire ou stopper la progression de la maladie COVID-19 ? Sommaire  Après un premier mémoire intitulé : « La saga de COVID-19, une maladie due à un coronavirus SARS-CoV-2 émergent chez l’humain » déposé sur le site de l’Académie le 20 mars 2020, ce second document vise à répertorier et analyser de façon critique les stratégies médicales en cours de développement. Bien que délicat à évaluer, le taux de létalité de COVID-19, rare chez l’enfant, est environ trois fois plus élevé que celui de la grippe saisonnière chez les adultes. Pour les personnes âgées de 60 ans et plus, la chance de survie à la suite d’une infection par le SARS-CoV-2 est d’environ 95 % en l’absence de comorbidités. Il existe essentiellement trois interventions globales, non pharmacologiques pour ralentir ou tenter d’arrêter définitivement la maladie de COVID-19. On peut distinguer trois stratégies essentielles. La première repose sur la « distanciation sociale », les « gestes barrières » et divers niveaux de confinement assortis de tests de détection précoces. La seconde relève d’un « laisser faire » en attendant que suffisamment de personnes aient été confrontées à la maladie et soient immunisées contre SARS-CoV-2 par leur immunisation acquise (il faut atteindre 60 à 70 % de la population). On parle « d’immunité collective » ; elle peut avoir un coût humain important. La troisième option reposera sur de larges plans de vaccination qui pourront être envisagés dès qu’un vaccin sera disponible. En ce qui concerne les approches pharmacologiques nous évoquerons tout d’abord les repositionnements dans l’utilisation d’anciennes molécules (ainsi que leurs mécanismes d’action) et la quête de nouvelles molécules. Nous aborderons également des thérapies complémentaires basées sur l’utilisation d’agents pharmacologiques anti-cytokines ou immunomodulateurs ainsi que l’administration d’immunoglobulines ou d’anticorps monoclonaux. Nous conclurons en évoquant succinctement l’option vaccinale et les quelques pistes de recherches sur les vaccins contre le SARS-CoV-2. ———————————- La maladie de COVID-19 progresse inexorablement sur la planète ; elle est due au virus SARS-CoV-2. Les bilans humains et économiques s’aggravent. Les pays occidentaux en particulier ainsi que tous les partenaires commerciaux de la Chine n’ont pas perçu assez rapidement que le régime chinois a cherché à minimiser l’ampleur de la catastrophe sanitaire, du moins à ses débuts. On ne peut que constater une prise de conscience tardive. Restera à savoir si la guerre de communication au niveau politique ne débordera pas sur la communication des scientifiques. Une chose est certaine, « la simple grippette » clamée par certains « experts mal informés » va vite dépasser en...
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A Propos des moulins de Toulouse (Michel SICARD)

https://www.academie-sciences-lettres-toulouse.fr/wp-content/uploads/2020/04/A-propos-des-moulins-de-TOULOUSE.pdf
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